Dans ce dossier, le journal Libération s’est intéressé aux recherches du DiPLab et a interviewé quelques uns de ses chercheurs, dont Paola Tubaro qui analyse ici la question des travailleurs de l’ombre de l’IA au Vénézuela et en Inde.
«Libération» Numéro spécial entièrement consacré aux IA _ Mardi 20 juin 23
Madagascar, Kenya, Inde… Où sont les travailleurs de l’ombre de l’IA ?
Cartographie mondiale des travailleurs à bas coût nécessaires à l’IA.
Une course folle, qui a pris sa source dans la Silicone Valley, est lancĂ©e et s’attache Ă conquĂ©rir de nombreux domaines, tels la science, la mĂ©decine, l’armĂ©e mais aussi des domaines moins attendus tels la littĂ©rature ou l’art…
L’IA fascine, elle est au cĹ“ur des prĂ©occupations des plus grandes puissances Ă©conomiques.
Virtuelle et basĂ©e sur des centaines de milliards de datas et d’algorithmes, il est difficile d’imaginer que cette gigantesque vague virtuelle a besoin de milliers de petites mains Ă travers le monde pour parfaire son bon fonctionnement.
Paola Tubaro
Paola Tubaro, membre du CREST et chercheuse au CNRS, est une sociologue Ă©conomique qui utilise l’analyse des rĂ©seaux sociaux pour mettre en lumière les transformations contemporaines des marchĂ©s et des organisations. Ses recherches actuelles portent sur l’Ă©conomie des plateformes numĂ©riques, les rĂ©seaux de production mondiaux de l’industrie de l’intelligence artificielle, le rĂ´le du travail humain dans le dĂ©veloppement de l’automatisation et les inĂ©galitĂ©s numĂ©riques.
Elle s’intĂ©resse Ă©galement Ă l’Ă©thique des donnĂ©es et de l’intelligence artificielle.
Elle donne des cours sur la science des rĂ©seaux, l’Ă©thique des donnĂ©es et la science responsable, ainsi que sur la conception de la recherche.
Le DiPLab (Digital Platform Labor)
Digital Platform Labor est un groupe de recherche interdisciplinaire. Les parcours de ses membres recoupent plusieurs domaines et disciplines universitaires tels que la sociologie, l’Ă©conomie, l’informatique, la linguistique, le droit, la philosophie et l’anthropologie. Le DiPLab mène des projets de recherche fondamentale financĂ©s par des fonds publics en Europe, en Afrique et en AmĂ©rique latine.
Le groupe de recherche se rĂ©unit deux fois par mois pour son sĂ©minaire du mercredi. D’autres Ă©vĂ©nements, tels que des sĂ©minaires, des ateliers et des confĂ©rences, sont organisĂ©s par les membres du DiPLab. En particulier, les membres du DiPLab ont cofondĂ© et gèrent activement le RĂ©seau europĂ©en sur le travail numĂ©rique (ENDL) et sa branche internationale INDL.
Le groupe publie rĂ©gulièrement des articles dans des revues Ă comitĂ© de lecture. La production scientifique des membres du DiPLab comprend Ă©galement des rapports politiques, des reportages et des documentaires destinĂ©s Ă sensibiliser le public Ă l’avenir du travail et des technologies.
Report : “Who trains the data for Artificial Intelligence in Brazil?”
 A joint report DiPLab/LATRAPS on micro-work (19 June 2023) co-written by:
Matheus Viana Braz
Assistant Professor in the Department of Psychology at the Minas Gerais State University (UEMG), Brazil, and a Professor for the Graduate Program in Psychology at the Maringá State University (UEM). Coordinates the LATRAPS.
Paola Tubaro
Research professor (Directrice de Recherche) in sociology and technology at the National Centre for Scientific Research (CNRS) and member of Center for Research in Economics and Statistics (CREST) in France.
Antonio A. Casilli
Professor of Sociology at the Polytechnic Institute of Paris – Telecom Paris. Co-director of DiPLab (Digital Platform Labor) and co-founder of the International Network on Digital Labor (INDL).
Microwork in Brazil : Who are the workers behind artificial intelligence? which sheds light on the burgeoning landscape of remote, data-centered platform labor in the country.
https://diplab.eu/who-trains-the-data-for-artificial-intelligence-in-brazil-a-joint-report-diplab-latraps-on-micro-work-june-2023/
This comprehensive study is the result of a collaborative effort between the research center LATRAPS (Laboratório de Trabalho, Saúde e Processos de Subjetivação, Minas Gerais State University, Brazil), coordinated by Matheus Viana Braz, and the research program DiPLab (Digital Platform Labor, Polytechnic Institute of Paris, France), co-founded by Paola Tubaro and Antonio A. Casilli. This study draws on methods and results developed in various projects conducted between 2018 and 2023 in Europe and Latin America.
Articles publiĂ©s dans la presse hispanophone:Â
“Trabajos repetitivos y mal pagados, la otra cara del avance de la Inteligencia Artificial” Jueves 08 de Junio de 2023 – 08:01
https://www.eleconomista.com.mx/amp/capitalhumano/Trabajos-repetitivos-y-mal-pagados-la-otra-cara-del-avance-de-la-Inteligencia-Artificial-20230607-0097.html
“Revolta, impotĂŞncia, tristeza : Brasileiros ganham frações de centavos para melhorar sua inteligĂŞncia artificial” 19 de jun de 2023, 08h45
https://www.intercept.com.br/2023/06/19/brasileiros-ganham-fracoes-de-centavos-para-melhorar-sua-inteligencia-artificial/
“Doux comme un algo” – Épisode 10 – 14 mai 2023
InterviewĂ© par Sophian Fanen, le sociologue Samuel Coavoux dĂ©crypte nos pratiques musicales liĂ©es aux playlists et aux algorithmes pour le mĂ©dia indĂ©pendant “Les Jours”
Rapport Pisani-Ferry: “La conversion Ă©cologique des Français” est citĂ© dans le Rapport thĂ©matique-Enjeux distributifs
“La conversion Ă©cologique des Français” co-Ă©crit par I. Petev, P. Coulangeon, Y. Demoli, M. Ginsburger, Ă©ditĂ© aux Ă©ditions PUF est citĂ©, p42.43, dans le Rapport thĂ©matique-Enjeux distributif.
“La conversion Ă©cologique des Français” citĂ© dans le Rapport Pisani-Ferry
“La conversion Ă©cologique des Français” co-Ă©crit par I. Petev, P. Coulangeon, Y. Demoli, M. Ginsburger, Ă©ditĂ© aux Ă©ditions PUF est citĂ©, p42.43, dans le Rapport thĂ©matique-Enjeux distributif.
À l’étude dans le journal Le Monde, le livre de Chris Bail préfacé par Etienne Ollion
Dans son article, Marc-Olivier Bherer analyse l’ouvrage « Le prisme des rĂ©seaux sociaux: La polarisation politique sur Internet » Ă©ditĂ© aux PUF.
“Que vaut un dĂ©putĂ© ? Ce que l’indemnitĂ© dit du mandat parlementaire (1914-2020)” E. Ollion et E. Buge
Etienne Ollion, Directeur de recherche en sociologie au CREST, professeur à l’École polytehnique publie avec Éric Buge (juriste), un article dans la revue Annales. Histoire, Sciences sociales : « Que vaut un député ? Ce que l’indemnité dit du mandat parlementaire (1914-2020) ».
L’article a Ă©tĂ© repris dans un article du journal Le Monde, publiĂ© le 30 avril 2023 :
« Les dĂ©putĂ©s parmi les 3% des Français les mieux rĂ©munĂ©rĂ©s malgrĂ© une ‘dĂ©gradation’ depuis les annĂ©es 2000 ».
Présentation
L’article retrace le montant de l’indemnité perçue par les parlementaires depuis le début du XXème siècle, et le met au regard du revenu des Français. La note ouvre le débat sur la juste rémunération du personnel politique, les incitations financières à l’engagement politique et plus généralement la représentativité des parlementaires.
Méthode et données
Cette étude a nécessité de reconstituer une série temporelle du niveau de revenu tiré de l’indemnité parlementaire depuis 1914. Cette reconstitution s’appuie sur trois opérations successives.
Tout d’abord, les auteurs ont reconstitué le montant officiel de l’indemnité parlementaire au fil du temps. Directement inscrite dans la loi, cette information est publique avant 1938. Après cette date, la donnée n’est plus disponible que dans les archives de la questure de l’Assemblée nationale.
Avant 1997, toute l’indemnité n’était pas destinée aux élus mais elle visait à payer les frais de mandat. Les auteurs ont donc quantifié la part d’indemnité susceptible d’être conservée par les députés à titre de revenu de celle destinée à couvrir des frais de mandat.
Enfin, les biens et services pris en charge en nature par l’Assemblée ont été valorisés par les auteurs, afin d’estimer le surplus d’indemnité que ces prises en charge étaient susceptibles de transformer en revenu.
Résultats
- Les revenus issus de l’indemnitĂ© parlementaire placent toujours les dĂ©putĂ©s dans le sommet de la hiĂ©rarchie des revenus.
- En 2020, les députés figurent parmi les 3% des Français les mieux payés.
- Depuis la fin des années 1990, ces revenus ont connu une baisse régulière.
- L’Ă©volution des revenus des Ă©lus informe sur la condition des parlementaires tout au long des XXème et XXIème siècles.
Suite à cette publication, l’Institut des Politiques Publiques (IPP) a publié une note retraçant les résultats du travail des deux chercheurs : « L’indemnité parlementaire et les revenus des Français depuis 1914 ».
L’IPP publie ces notes dans l’objectif de communiquer les résultats de travaux à la presse, aux décideurs publics et plus généralement à l’ensemble des citoyens, l’état des connaissances accumulées sur une politique publique donnée.
La presse en parle
Les retombĂ©es de la note IPP ont permis Ă cet article d’ĂŞtre repris dans de nombreux media:
La dépêche AFP :
https://fr.news.yahoo.com/d%C3%A9put%C3%A9s-parmi-fran%C3%A7ais-mieux-pay%C3%A9s-074708922.html?guccounter=1
Reprises de la dépêche AFP :
https://www.francesoir.fr/les-deputes-parmi-les-francais-les-mieux-payes-mais-en-recul
http://french.peopledaily.com.cn/International/n3/2023/0501/c31356-20013339.html
https://www.arabnews.fr/node/375701/france
2023 ENSAE/ENSAI Doctoral Scholarships – Call for applications
ENSAE and ENSAI are offering PhD scholarships for its 3-years PhD program. Deadline May 14, 2023
“L’usage du 49.3 est devenu banal mais reste brutal”
Une interview du sociologue Étienne Ollion pour le magazine Alternatives Économiques – 20/03/2023
Pour les députées, “décence et discrétion” de mise pour prouver leur “légitimité”
Le sociologue Étienne Ollion répond aux questions du journal Le Monde du 03 mars 2023
“Qu’est-ce que la discipline parlementaire ?”
Étienne Ollion Ă©tait l’invitĂ© d’Emmanuel Laurentin dans l’Ă©mission “Le Temps du dĂ©bat” sur France Culture – Jeudi 9 fĂ©vrier 2023