Le négationnisme économique


Ouvrage nominé pour le Grand prix Turgot 2017, du meilleur livre d’économie financière

Des remèdes miracles comme la baisse des impôts, l’augmentation des dépenses publiques, l’arrêt de l’immigration, la semaine de 32 heures, la réindustrialisation des territoires, ou encore la taxation des transactions financières sont censés nous guérir sans coût de tous nos maux.
Ces contre-vérités rabâchées à l’envi par les médias portent un nom : le négationnisme économique. À l’origine de choix stratégiques, il nous appauvrit et se traduit par des millions de chômeurs.
Or aujourd’hui on ne peut affirmer tout et son contraire, car l’économie est devenue une science expérimentale fondée sur une analyse rigoureuse des faits. Cette révolution méconnue produit des connaissances qui heurtent souvent de plein fouet les croyances et les intérêts des grands patrons, des syndicalistes, des intellectuels et des politiques. Ils font tout pour semer le doute, même sur les vérités les plus établies.
Débusquer le négationnisme économique, tel est l’objet du présent ouvrage. Pour arrêter de perdre notre temps avec des débats déjà tranchés et ne pas nous laisser berner par les impostures et la démagogie.

Les auteurs

Pierre Cahuc est professeur à l’Ecole Polytechnique, chercheur au CREST et membre du Conseil d’analyse économique.

André Zylberberg est directeur de recherche émérite au CNRS, membre du Centre d’économie de la Sorbonne et de l’Ecole d’économie de Paris.

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Three former CREST PhD students won a prize for their PhD thesis


Three former Crest PhD students, Andreea Enache, Manon Garrouste, and Arnaud Philippe have receive a prize from the Chancellerie des Universités de Paris for their PhD thesis.
Each year, the Chancellerie rewards the academic and scientific quality of PhD theses in diverse fields, defended in the twelve previous months in universities from the region.


Les Prix de la chancellerie des universités de Paris

Près de 60 prix à de jeunes chercheurs

Chaque année, 50 jeunes docteurs de toutes nationalités, issus des 17 universités et de 6 grands établissements d’enseignement supérieur d’Île-de-France, se voient récompensés d’un prix de 10 000 euros pour l’excellence de leurs travaux de recherche en droit, économie et gestion, médecine, sciences, lettres et sciences humaines et pharmacie.
À ces 50 prix solennels s’ajoutent 5 prix de thèse en droit privé « André Isoré » de 2 000 euros chacun et 12 prix honorifiques en droit, économie et gestion.
La désignation des lauréats s’effectue en deux temps : d’une part à l’issue d’un premier choix effectué par les établissements, d’autre part à l’issue du choix de l’un des 26 jurys spécialisés par discipline et par prix, chaque prix reposant sur un ou plusieurs legs. Une centaine d’enseignants chercheurs désignés par leur université ou par leur établissement ainsi que des membres de l’institut ou des représentants des grands corps de l’État composent les jurys.
En 2016, par décision des jurys, 48 prix solennels, 6 prix de thèse et 5 prix honorifiques ont été attribués.


Andreea ENACHE
Directeurs de thèse : Jean-Pierre FLORENS et David MARTIMORT
École des hautes études en sciences sociales
Econométrie structurelle de la théorie des jeux.
L’objet de ma thèse est l’étude des deux classes de modèles économétriques issus de la théorie des jeux stochastiques en information incomplète : les enchères et les modèles de la théorie des contrats. Je m’intéresse aux « problèmes inverses » qui apparaissent dans ces situations économiques où l’on cherche à déduire la nature d’un objet ou d’un phénomène à partir des observations de ses effets.
Cultivant un vif intérêt pour les mathématiques, et étant également fascinée par la complexité des interactions humaines, il m’a semblé naturel de m’orienter vers l’économie pour mes travaux de recherche.

Manon GARROUSTE
Directeurs de thèse : Francis KRAMARZ et Nicolas JACQUEMET
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Ressources scolaires et réactions individuelles. Trois essais en économie de l’éducation.
Parce qu’il est difficile d’agir directement sur les comportements des individus en matière d’éducation, la plupart des politiques éducatives sont mises en place à un niveau agrégé ; au niveau d’un ensemble d’établissements scolaires, ou d’une zone géographique par exemple, mais sans nécessairement anticiper les réponses des individus à ces dispositifs. L’objectif de ma thèse est de comprendre comment les individus réagissent à ces politiques éducatives, et, ce faisant, d’en évaluer correctement l’efficacité.
Mon intérêt pour les sciences sociales et mes études m’ont conduite vers la recherche et l’enseignement en économie, héritage familial dont je suis très fière. Mon père était, lui aussi, enseignant-chercheur en économie. Je souhaite ici lui rendre hommage.
Je tiens à remercier le Groupe des écoles nationales d’économie et statistique d’avoir financé cette thèse. Je remercie également le laboratoire de microéconométrie du Centre de recherche en économie et statistique, le laboratoire de microéconomie du Centre d’économie de la Sorbonne, ainsi que l’unité démographie et économie de l’Institut national d’études démographiques pour leur accueil.
Au cours de cette thèse, j’ai bénéficié des financements Labex Ecodec Investissements d’Avenir ANR-11-IDEX-0003/Labex Ecodec/ANR-11-LABX-0047 et Labex iPOPs ANR-l0-LABX-0089.

Arnaud PHILIPPE
Directeurs de thèse : Bruno CREPON et Roberto Galbiati
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Three essays on the effect of information in criminal justice.
Mon travail de thèse est consacré à l’effet de l’information sur la justice pénale. Je m’y intéresse à la compréhension que les condamnés ont de la loi pénale, à l’impact des médias sur les peines, et à l’effet du marché du travail sur la réinsertion des condamnés.
Je me suis tourné vers l’économie après des débuts en biologie pour aborder des questions sociales avec des outils quantitatifs et une démarche hypothético-déductive.
Je voudrais remercier le CREST, mon laboratoire de thèse, ainsi que le service de la SDSE du ministère de la Justice.

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Plus de marché pour plus d’Etat !


Ouvrage nominé pour le Grand prix Turgot 2017, du meilleur livre d’économie financière

« Ma conviction profonde est que la puissance publique est encore fondée à intervenir, notamment pour protéger légitimement face aux risques ou aux attaques déloyales, pour réduire les inégalités, pour lutter contre les injustices. Pour accompagner le changement. Elle doit en revanche rénover ses modes et ses champs d’intervention. Francis Kramarz et Philippe Tibi dessinent dans cet ouvrage les lignes de crête de cette nouvelle gouvernance. » (extrait de la préface)
Emmanuel Macron

La fonction essentielle du marché est de « dire le prix » en confrontant l’offre et la demande. Dans une économie de marché, les signaux de prix guident l’allocation des ressources. Dans la patrie de Colbert, cette conception heurte l’idéologie dominante. En théorie, les prix ont été libérés en 1987. En réalité, les « faux prix » abondent : le salaire minimum, l’immobilier dopé par les allocations logement et les niches fiscales tandis que les taux garantis à l’épargne entretiennent l’illusion du rendement sans risque. Quant aux prix réglementés de l’énergie…
L’interventionnisme de l’État a des conséquences très négatives : chômage massif des personnes non qualifiées, crise du logement dans les métropoles, assèchement des circuits de financement de l’innovation et coût écrasant des politiques palliatives. Les Français jugent sévèrement son incapacité à trouver des solutions.
L’État est en réalité confronté à une triple impasse. Stratégique : il n’est plus maître du destin des champions nationaux. Financière : ses comptes délabrés lui interdisent de préparer l’avenir. Intellectuelle : il ne perçoit pas son impuissance et sa perte de souveraineté. C’est paradoxalement le recours aux solutions du marché qui peut trancher ce noeud gordien.
L’élargissement de la place du marché améliorera le bien-être collectif et renforcera l’autorité de l’État. Il le confortera dans son rôle de garant de la cohésion sociale et de maître d’oeuvre du récit national, tout en lui restituant des marges de manoeuvre financières. Le marché, quant à lui, est une technique efficace, mais il n’a nullement vocation à constituer un projet de société.
Cet essai ouvre le débat en proposant une réflexion originale sur le couple État/marché, fondée sur des travaux académiques internationaux. Les auteurs utilisent les exemples du travail, du logement et de l’innovation afin de présenter des solutions économiques et une vision nouvelle de la gouvernance… pour sortir résolument de l’impasse.

Préface d’Emmanuel Macron

Pour en savoir plus

  • Ecoutez l’émission “On n’arrête pas l’éco” d’Alexandra Bensaid sur France Inter: ” Plus de marché pour plus d’état ! ” de Philippe Tibi et Francis Kramarz “meilleur livre d’économie politique de l’année !” pour Emmanuel Lechypre. Écoutez l’émission
  • Rencontre avec les auteurs. Mercredi 5 octobre 2016, à l’occasion de la sortie de l’ouvrage, Philippe Tibi et Francis Kramarz ont synthétisé les éléments marquants du livre et proposé une réflexion originale sur le couple Etat/Marché. Le débat était animé par Fabrice Lundy, journaliste BFM. Voir les photos de la Rencontre.
  • Feuilletez quelques pages de Plus de marché pour plus d’Etat ! sur notre Bibliothèque numérique de la banque et de la finance.

Les auteurs

Philippe Tibi est fondateur de Pergamon Campus et professeur d’économie à l’École polytechnique et à l’UIBE Pékin. Jusqu’en 2012, il présidait les marchés actions, la banque d’investissement et le groupe UBS en France. Il a été président de l’Amafi de 2007 à 2014. Philippe Tibi répond, avec Pierre de Lauzun, à Pascale-Marie Deschamps dans le livre d’entretien Les marchés font-ils la loi ?

Francis Kramarz est directeur du Centre de recherche en économie et statistique (CREST). Professeur à l’ENSAE et professeur associé à l’École polytechnique, il a publié une centaine d’articles scientifiques dans des revues internationales sur l’emploi, les salaires, la concurrence, le commerce international. Il a été élu fellow de l’Econometric Society.

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Creating a sustainable global food supply chain: the WINnERS Project


Creating a sustainable global food supply chain: the WINnERS Project

Background

By 2050, the world will be home to some 9.7 billion people and it is expected that food production will need to double by this time to accommodate this steep rise in population. Over half of the world’s crop production is produced by smallholder farmers, yet these farmers, particularly those based in Sub-Saharan Africa, are trapped in a cycle of low crop productivity. While the yields of the major breadbaskets of the world have stagnated or declined in the last decadeiv, increasing production by smallholder farmers is key to achieve global food security.

The reasons for this low productivity are manifold but largely can be traced back to adverse and extreme weather disruptions, such as droughts or floods endured by these farmers.

For smallholder farmers to create long-term deals with buyers, they need to guarantee crop yield by purchasing products such as fertiliser and pesticides from input providers. To do this, the farmers need investment capital which, in the clear majority of cases, they do not have. They are unable to obtain a loan from the bank, as the investment is deemed to be too high-risk, because they perhaps lack an adequate credit history or an ability to post cash collateral. Thus, smallholder farmers continue to grow low-risk, low-return crops that do nothing to help to break their cycle of vulnerability.

A new ‘big data’ smart de-risked supply chain

The WINnERS project, supported by the EIT ClimateKIC, has developed a new technology based on big data, supercomputing, and satellite data, to build a new financial instruments that enable to derisk the participation of smallholder farmers in local to global supply chains, as well as to derisk the supply chains of banks, food buyers, and retailers to weather risk. The approach developed in the project enables to quantify the risk of weather variability – the first source of risk of crop loss – affecting crop yields. The product developed by the WINnERS project enables to manage risk efficiently and to align all supply chains incentives in increasing the resilience and productivity of crop production.

In the new supply chains created, all stakeholders have an incentive to increase resilience and productivity that directly translates in higher profitability for all.

The Tanzania launch, and beyond

The WINnERS project has partnered with the World Food Programme’s Farm to Market Alliance in order to derisk all supply chains developed within this initiative to enable to bring smallholders to market. An initial product was successfully launched in January 2017v enabling to insure 40,000 maize smallholder farmers. MunichRe, the world’s largest reinsurance company, engaged in a partnership with WINnERS to provide Tanzania a country-level risk transfer facility.

The technological innovation brought by WINnERS enables to increase the cost-efficiency and create incentives to increase the resilience and productivity of crop production. After the successful launch, WINnERS will design the risk transfer mechanism for over 20 countries as part of the Farm to Market Alliance expansion over the next five years.

In addition to its partnership with the Farm to Market Alliance, WINnERS is working with several stakeholders ranging from Sainsbury’s, Rabobank, and Syngenta, as well as with leading global (re)insurance companies to design new food supply chain derisking solutions and financial instruments that will enable to increase global food system climate resilience and productivity.

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